Scène en haut de la planche
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Auteurs: WILLEMIN (graveur), AUBERT (pour les textes) d’après les copies de ENGELHARDT Christian Moritz Description matérielle : gravure sur cuivre coloriée Planche 11 Extrait de : ENGELHARDT (Christian Moritz), Herrad von Landsberg, Aebtissin zu Hohenburg, oder St. Odilien, im Elsass, im zwölften Jahrhundert und ihr Werk : Hortus deliciarum. Ein Beitrag zur Geschichte der Wissenschaften, Litteratur, Kunst, Kleidung, Waffen und Sitten des Mittelalters, Stuttgart und Tübingen, 1818 Description : Cette planche raconte la fondation du couvent du Hohenbourg. C’est le duc Etichon qui fait don au Christ du bâtiment situé au sommet du mont Hohenbourg (aujourd’hui Mont Sainte-Odile) dont il est propriétaire, et il en confie la charge à sa fille Odile. | ||
Scène en haut de la plancheEn haut de l’image au centre, nous voyons le Christ. Derrière lui se détachent les contours d’un bâtiment à deux ou trois tours qui représente l’église du couvent. Le Christ tient dans la main droite l’extrémité d’un bâton doré, dont l’autre extrémité est tenue par le duc Etichon. Celui-ci a pris une attitude humble ; il est agenouillé et s’est démis de son manteau princier qu’il tient dans sa main gauche. Ce geste du bâton est le symbole du don. Le texte placé au-dessus du duc précise : Le Saint duc Etichon, appelé aussi Adalric, offre en don au Seigneur Jésus-Christ, à sainte Marie toujours Vierge, et à saint Pierre, le monastère qu’il a fondé sur le Mont-Hohenbourg avec toutes ses dépendances.. De sa main gauche, le Christ tient une banderole avec un texte qui se rapporte à la vie monastique : O vous, qui sur cette triste terre êtes emprisonnés, rompus par la fatigue, affligés par l’exil, épuisés par la douleur, consumés par l’ardeur de la passion, cherchez-moi, espérez en moi, apprenez à me connaître, à m’aimer et à m’invoquer ; je serai dans le ciel votre lumière, votre patrie, votre remède et votre rafraîchissement. Du même côté, au-delà de la banderole, se tiennent saint Jean-Baptiste, le saint que Odile préférait à tous les autres, et sainte Odile elle-même. | ||
Scène en bas de la plancheSur la partie inférieure de l’image, nous voyons, à gauche, le duc, en tenue de seigneur ; revêtu du manteau princier, assis sur un trône et les pieds placés sur un tabouret, il tient dans sa main une grande clé qu’il remet à sa fille. Par ce geste, il confie à Odile le monastère, dont elle devient la responsable. Le groupe de moniales qui est derrière Odile représente la congrégation à l’époque de la fondation. | ||
L’abbesse RelindeA droite, nous voyons l’abbesse Relinde qui au XIIe siècle, a présidé au monastère durant plus de vingt ans ; Herrade qui a été à son école, lui a succédé et a créé l’Hortus Deliciarum. Relinde nous est présenté dans le texte qui se trouve à sa droite : Relinde, abbesse vénérable du monastère de Hohenbourg, a su bien réparer en son temps les dommages que le monastère avait subis ; elle a restauré avec une grande sagesse l’esprit religieux alors presque perdu. Dans la grande croix, nous trouvons un texte composé par Relinde elle-même : Relinde de la congrégation de Hohenbourg : O cher troupeau, uni sous une loi céleste à l’abri de toute erreur, que Celui que l’on appelle la montagne de Sion, qui sert de pont pour arriver à la patrie, qui est la source de tout bien, la voie et la lumière, te serve de guide, que sa croix te protège. Le Christ procure la douce rosée (de la vertu), le bonheur immuable (du ciel) la fleur de la virginité, qu’il te gouverne, cher troupeau, et qu’il ait pitié de moi, maintenant et toujours. Amen. Herrade est présentée sur la planche suivante. ![]() | ||